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22/10/2015

À PROPOS DU SALON D'AUTOMNE

GRAND FORMAT

Pourquoi choisir de présenter le grand format ? C’est tout d’abord vouloir montrer le talent de l’artiste car dans cette autre démarche, le sujet doit être maîtrisé. Partant souvent d’une de ses petites compositions, l’artiste décide de l’agrandir, ce qui requière une grande dextérité car l’œuvre ne doit en rien perdre de sa force d’expression première ni tomber dans la simple mise aux carreaux, technique permettant sa transposition à l’identique dans un autre format.
Il s’agit donc véritablement d’une épreuve de force que l’artiste s’impose, conscient de l’importance de son sujet et adoptant le grand format pour l’exprimer. Par la taille du support, l’artiste n’est plus devant son œuvre mais dans son œuvre, nécessitant énergie physique et grande maîtrise technique, en offrant en quelque sorte au spectateur la possibilité d’y entrer lui-même. D’ailleurs, souvent le geste du peintre repousse les limites du tableau et on y voit bien le mouvement « comme une plante pousse », disait Olivier Debré, travaillant sur le rideau de scène de l’Opéra de Shanghai. Il ne s’agit donc pas là de réaliser un décor, souvent objet de commande dont la destination se résume au plaisir de l’œil ou à l’allégorie, mais véritablement de créer une œuvre au sens propre du terme.
Le grand format est donc une épreuve de force comme l’attestent nombre de pièces de grands maîtres comme la Danse de Matisse ou Guernica de Picasso et ce Salon veut être l’occasion d’exposer des artistes qui ont pris le risque d’exprimer leur talent dans cette discipline très particulière qu’est le grand format.
Jean-Christophe Paolini (Président du Jury)


HOMMAGE À ALEXEY  BEGOV

Peintre de l’intimité.
Puisant la plupart de ses sujets dans les tâches quotidiennes champêtres qu’il métamorphose en pain Céleste. De telle sorte que la moindre récolte se transcende en reconnaissance infinie envers la Terre Nourricière.
En des scènes presque Bibliques animées d’êtres dont les traits jugés  superflus sont gommés, laissant alors paraître  des visages, qui sans bouche ni nez, vont incarner un sourire intérieur. Dessinés d’une pureté de contours  enserrant des passages de Lumière coruscants brossés de nerveuses et épaisses couches de peinture  irisant d’autant la sensibilité d’une âme éperdue de tendresse. .. Campés en des paysages  dont les différents plans de couleurs et contrastes définissent la perspective… De telle sorte qu’irradiant un recueillement  poignant, aussi bien autour des scènes Religieuses  qu’en sacralisant des liens familiaux.
N’empêchant qu’en homme de son temps, ses personnages ne manqueront jamais d’être traversés et bousculés par les grandes tragédies qui déforment notre humanité.
Sempiternellement exprimé d’une humilité prégnante,  qui donnant  force créative en élevant  la matière,  participe aux Noces de la Terre et du Ciel !
Patricia de Boysson (Présidente de SBABB)

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